09/06/2003

Emploi, c’est pas la joie. Mais faut pas pleurer !

Le secteur de l’emploi est-il victime d’une sur-médiatisation ?  Radio, télé, journaux, il ne s’agit plus que de cela : les suppressions d’emplois.  Ce phénomène est-il gonflé par le fait qu’on en parle beaucoup (trop ?) ou au contraire correspond-il à des situations économiques inquiétantes ?
Difficile à dire pour un spectateur comme moi.  Mais une chose est certaine : une perte d’emploi est toujours une catastrophe sociale, c’est du moins le premier sentiment qui me vient en tête.
- T’es vieux jeu, me dit-on.  Toi aussi, t’es viré : trop sentimental !
- « Non M’sieu, on m’a appris la solidarité. » 
- C’est bien, m’fi, mais choisi ton camp : villa ou camping ?
- « Euhh, j’prendrais bien la villa si j’pouvais… »
- Bin voilà, tu sais que tu f’rais un excellent patron, toi ! 
Tu peux aussi être solidaire, mais de l’autre côté de la barrière.  Regarde les patrons, eux au moins, y sont solidaires, et y restructurent tous.  Pas une entreprise qui y échappe !  Une perte d’emploi, c’est de la rentabilité et une victoire pour les actionnaires.
C’est dur à encaisser surtout lorsque les raisons ne sont guère évidentes.  « Il faut réduire les coûts » entend-on partout.  C’est vrai car tout se gère dans une société de consommation.  Qui ne fait pas attention à ses petits euros ?  Vous en auriez les poches pleines, vous n’y prendriez pas soin ?  Un simple exemple : qui a du matériel ou produits informatiques « made in Belgium » ?  N’avez-vous jamais acheté des marchandises « en réclame » ?  N’avez-vous jamais préféré le prix au choix national ?  Bref, cela s’appelle la liberté (avec ou sans un grand « L »).  Dès qu’on vous en prive, on crie au scandale.  Et la liberté, c’est souvent dans tous les domaines avec des premiers servis : politique, finances, marchés, économies, et en bout de course ce pauvre bougre de citoyen, qui avec son droit de vote reconduit gaiement ses bourreaux.  Dès lors y a vraiment pas de raison de se plaindre car ce monde que l’on a avec toutes les fermetures, c’est nous (la démocratie) qui l’avons choisi !  Oui, oui, regardez-vous dans la glace et si vous perdez votre emploi, vous n’avez plus qu’à vous foutre une bonne baffe pour vous réveiller !  Tout va très bien et c’est vous qui allez mal !
"Vous êtes pas assez restructuré, pas assez recyclé même si vous frimez le WE sur votre VTT, vos neurones sont pas assez opérationnels.  Vous coûtez trop cher, vous bouffez trop, vous n’avez pas assez d’expérience, vous êtes trop âgé, trop jeune, trop gros, trop grand, trop petit.  Vous parlez combien de langues ?"  Y vous faut un dessin pour comprendre ?  Ou alors allez vite proposer au futur ministre de l’Emploi votre prénom pour vous rendre enfin célèbre au travers d’un nouveau Plan pour l’emploi.  Y paraît que vous pourriez toucher des droits d’auteur !

22:33 Écrit par nic | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Y a de quoi être content... de la productivité de notre ami mais le contenu de ce chère blog ne peut qu'inciter a ne pas l'être.
Pour ça, je dis "levont nos verre a ce chere webblogeur" qui nous rappelle tout les jours que nous devons rester vigilant et ne pas tomber dans un êtat d'humeur autre que "pas content".

Sur ce, .. foutu semaine a tous.

Écrit par : item | 10/06/2003

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